-
Accueil
Ce site dit pourquoi et comment nous agissons au plan local
et au plan national
afin que le mourant soit reconnu comme un vivant jusqu'à son dernier souffle. -
Journées de rencontre et de formation des coordinateurs de bénévoles
Paris, 13 et 14 novembre 2009
Thème : Accompagner au nom de JALMALV,
Exigences et limites, Quelles responsabilités pour le coordinateur ?
Une soixantaine de personnes se sont retrouvées pour deux jours d’enseignements et d’échanges, sous la houlette de la présidente, Paulette Le LANN. Les débats étaient animés par Marie-Odile de VAUGRIGNEUSE, vice-présidente.
Ces échanges ont permis aux participants d’exposer leurs difficultés. Les problèmes récurrents portaient sur le recrutement des bénévoles, le manque d’engouement pour les visites en maisons de retraite, l’accompagnement en milieu rural où l’on se connaît souvent déjà, la lourdeur de la fonction de coordinateur.
Ils ont aussi permis de recevoir des réponses aux multiples questions d’ordre structurel qui se posent. Le mode de choix du coordinateur a été redit. Rappelons qu’il est choisi par le CA et qu’il s’engage dans un contrat à durée déterminée. Il peut être aidé dans sa tâche par une équipe de référents de services. Cela devrait nous donner à réfléchir pour la suite…
De nombreux textes de référence sont disponibles sur le site JALMALV
http://www.jalmalv.fr/extranet-jalmalv/COORDINATEURSBENEVOLES.html
Ils concernent, en particulier, le statut du coordinateur, l’obligation d’information réciproque entre bénévoles et soignants et la fonction des groupes de paroles.
Ces journées ont été également marquées par deux temps forts : le témoignage de Chantal Catant à propos de «bénévolat d’accompagnement» et «bénévolat de service», et le spectacle «La Vie va où ?» de et par Michèle GUIGON, au théâtre du Lucernaire. L’humoriste y raconte son cancer guéri, avec son humanité et sa soif de vie.
Ce furent deux journées denses et riches !
Michèle MILLE
-
Congrès de la société de Soins palliatifs d’Auvergne
Ce congrès a eu lieu les 15 et 16 octobre 2009 à Aurillac.
A coté du collège des soignants se tenait un collège des Bénévoles avec la participation de Marie-Odile COUTTY.
Nous, bénévoles, avons le rôle qui est le moins défini dans les équipes. Écoute, disponibilité, humilité et discrétion sont pour nous les maîtres mots. Nous sommes là pour offrir aux patients qui le souhaitent notre présence bienveillante. Nous sommes présents simplement, représentants de la société, auprès du malade qui même mourant appartient toujours à la communauté humaine.
Nous sommes l’un des acteurs de la transmission de la culture palliative. Comme tous les intervenants de l’équipe, nous souhaitons contribuer à mettre en place une qualité de vie et des soins les meilleurs possibles pour le malade.
Le travail en équipe interdisciplinaire suppose une compréhension du langage de chacun pour élaborer un projet commun. Cette complémentarité n’est jamais acquise, elle est à construire sans cesse.
Suivant les différentes équipes sont remontées des questions sur l’intégration plus ou moins réussie des bénévoles au sein des différents services dans lesquels ils interviennent. La question se pose aussi du manque de communication entre les différents intervenants à domicile (hors réseaux): comment centraliser les informations entre les différents intervenants (professionnels et bénévoles)?
Nous souhaitons rencontrer les infirmières qui interviennent dans d’autres services que les UMSP et nous nous demandons comment favoriser ces rencontres.
Concrètement, que pourrait proposer la SRAAP pour nous aider à faire avancer les choses ?
Serge LABERENNE
-
Analyse de la dernière revue de la fédération
La revue de la fédération Jalmalv se fait l'écho du congrès qui s'est déroulé à Annecy du 20 au 22 Mars 2009 auquel assistaient trois membres de notre association
Ces journées étaient introduites par la conférence de Monsieur Jacques RICOT philosophe :
Témoins de vie au cœur de la ville, tel en était le titre et également le thème du congrès.
Avant de développer son sujet sur la solidarité, Monsieur RICOT ne peut «s'empêcher» de nous dire quelques mots sur la notion de dignité, inspiré en cela par la récente évaluation de la loi LEONETTI à laquelle il a participé activement. La dignité, c'est tout simplement que dès lors que l'on nait homme on dispose d'une valeur inconditionnelle, absolue, inaliénable, intangible, intouchable. Ce mot de dignité a été détourné de ce sens, tenté que l'on est de signifier la dignité par rapport à des normes dictées par la culture, la mode, le modèle social, le jugement porté sur les autres
De la dignité découlent le respect de la vie et la solidarité
La solidarité serait d'après Monsieur RICOT, la traduction contemporaine et moderne de la notion de fraternité inscrite dans notre devise nationale...La suite est passionnante !
Madame BLAISE-KOPP, que nous connaissons pour l'avoir accueillie pour notre conférence publique à Vichy, nous affirme «qu'accompagner quelqu'un qui en a besoin, c’est reconnaître mutuellement que la fragilité de la vie en soi, nécessite parfois et même souvent une forme d'aide pour humaniser une situation qui sinon pourrait paraître inhumaine». Madame BLAISE-KOPP tente de nous démontrer que dans l'accompagnement, le respect de la juste distance se cherche, se trouve dans un double rapport simultané de soi à l'autre, de l'autre à soi. L'accompagnement a une part de réciprocité .Créer une intimité adaptée aux multiples situations est indispensable et point n'est besoin de connaître un lieu par cœur pour pouvoir commencer à créer un espace intime. Tout est possible que ce soit avec les aidants naturels, les personnes atteintes dans leurs facultés mentales, les personnes dans des situations extrêmes...Peut-être faut-il accepter d'avoir peur, de trembler, d'attendre, d'espérer sans quitter son poste.
Madame Rosette POLETTI, intervient ensuite pour nous exposer sa vision de l'engagement citoyen. Cet engagement est indispensable que ce soit au niveau social, psychologique et spirituel .Madame POLETTI en donne clairement les raisons et analyse les freins relatifs à un tel engagement.
Dans ce numéro 98, vous pourrez également prendre connaissance du contenu des différents ateliers toujours axés sur la cité, sur l'évolution des lieux d'accompagnement : le milieu psychiatrique, le milieu carcéral et le monde de l'exclusion et des sans abris .Sans prendre la place des autres associations Jalmalv estime que l'on peut agir en partenariat pour toute personne qui traverse une période de crise.
Aider nos concitoyens, permettre à nos décideurs de faire des choix de société qui privilégient la personne humaine, c'est aussi notre rôle à nous adhérents de l'association Jalmalv !
Il est possible de consulter la revue, de l'acquérir au siège de la permanence à la maison des associations et d'y rencontrer des bénévoles le lundi après-midi.
Thérèse TROUILLEUX
Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique



